Pôle Solidarités : échec d’une politique !

 

La nouvelle organisation du Pôle Solidarité se poursuit : concentration territoriale et diminution des actions. Quels en sont les premiers résultats sur les différents pans de l’action sociale ?

 

La protection maternelle

Dès le début de grossesse, des mesures médicales de prévention, psychologiques, sociales et d’éducation pour la santé sont mises en place en faveur des futurs parents et de leurs enfants.

En 2016, 4 400 femmes ont bénéficié de consultations en centres de PMI et 650 femmes ont été suivies à domicile.

En 2017, le nombre de consultations a baissé en centres de PMI de 8 % et à domicile de 24 %.

 

La protection infantile

Les médecins de PMI assurent le suivi du développement physique et psychomoteur des enfants, les vaccinations, la détection des signes de maltraitance.

En 2016, 79 000 consultations de prévention ont été réalisées auprès de 32 500 enfants âgés de 0 à 6 ans et près de 10 000 entretiens auprès de familles d’enfants ont été effectués par les psychologues en centre de PMI.

En 2017, les consultations de prévention ont baissé de 12 % et les entretiens par les psychologues de 14%…

En 2016, 59 000 doses de vaccins ont été administrées. En 2017, nous voyons 7 % de doses de vaccins administrées en moins.

 

Le fonds d’insertion des jeunes (FIJ) est un dispositif destiné à favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes Altoséquanais en difficulté, confiée à 18 associations qui comme la plupart des associations de notre département voient leurs subventions baisser : 230 000 € en 2017 au lieu de 250 000 € en 2016 (- 8 %) !

Les EDAS qui interviennent en faveur des personnes de grande précarité ou de vulnérabilité ont accompagnés 4 900 ménages de moins qu’en 2016 !

 

Le bilan de la nouvelle organisation territoriale du pôle Solidarités devait avoir pour objectifs d’améliorer et de moderniser l’accueil du public, de renforcer les partenariats avec les acteurs locaux et de développer la pluridisciplinarité des interventions.

Ne faut-il pas avoir la modestie de remettre en question cette organisation quand les chiffres sont là pour nous prouver qu’on ne peut pas parler d’un service public de proximité ?

 

Catherine Picard

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