Égalité réelle entre femmes et hommes : il reste à faire au Conseil départemental !

Je suis intervenue le 9 décembre, au Conseil départemental, sur un rapport concernant l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, thème pour lequel je reste déterminée à me battre.

 

Monsieur le président,
Ce rapport aborde une question essentielle et montre l’action menée par le gouvernement pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. En effet, depuis le début du quinquennat le gouvernement agit :
2012, premier gouvernement paritaire, rétablissement d’un ministère du droit des femmes, loi sur le harcèlement sexuel ;
2013, création du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.
Nous pouvons aussi nous réjouir de faire partie de la première assemblée départementale paritaire !
Petit à petit, nous essayons de casser le plafond de verre qui pèse sur les femmes dans notre société.
Le rapport que nous étudions s’appuie lui aussi sur une politique volontariste en matière d’égalité à travers la loi du 4 août 2014. En plus des obligations faites aux collectivités, ce texte vise à inciter les pères à prendre un congé parental, à conditionner l’accès aux marchés publics au respect par les entreprises de l’égalité professionnelle, à protéger les mères isolées des impayés de pension alimentaire, ou encore à étendre à tous les champs de responsabilité le principe de parité. Elle permet aussi de mieux lutter contre les violences faites aux femmes, grâce au renforcement de l’ordonnance de protection et des infractions relatives au harcèlement.
Vous l’avez rappelé cette loi vous oblige à rendre un rapport sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

Aussi, deux constats importants peuvent être dégagés de ce rapport. Le premier en matière de rémunération. En effet, vous l’indiquez en 2015 l’écart de rémunération parmi les agents du département est de 10,6%, au niveau de la moyenne nationale mais cela ne peut nous satisfaire.
Je rappelle que sur 144 pays nous sommes à la 134ème place en matière d’égalité salariale.
Malheureusement cet écart de rémunération ne s’arrête pas au moment où l’on prend sa retraite car les pensions des femmes sont inférieures de 700 € à celles des hommes.
Le deuxième constat qui doit nous alerter est celui des temps partiels : 15% des femmes travaillent à temps partiel dans notre département contre seulement 2% des hommes. Au niveau national 80% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes. Cet écart est dû au fait que les femmes ont encore trop souvent en charge de la plus grande partie, voire la totalité des tâches ménagères. Beaucoup de femmes en arrivent donc à cumuler deux emplois, le travail professionnel et le travail domestique à la maison.
Pour en venir aux actions mises en place dans les Hauts-de-Seine, vous nous expliquez que le département favorise la mixité dans le recrutement, dans les parcours professionnels… Cependant pour juger de l’efficacité il serait pertinent d’établir un rapport non pas seulement sur des chiffres pris sur une année mais bien un document montrant l’ensemble des évolutions depuis 10 ans en matière d’égalité réelle dans notre département.
Par ailleurs nous proposons la constitution d’un groupe de travail sur l’« égalité réelle » au sein de notre assemblée chargé d’analyser l’évolution des inégalités dans notre institution, de rendre, chaque année, un rapport sur ces évolutions et de réfléchir aux actions que nous pouvons mettre en œuvre concrètement en matière d’égalité entre femmes et hommes.
Nous pouvons faire changer les choses. Dans ce domaine encore plus que dans d’autres, il s’agit de volonté, de détermination et d’énergie. Soyez assurés, mes chers collègues, que les élus socialistes seront à vos côtés, à chaque initiative du département qui tend à réduire les inégalités.

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